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Actualité

Luttez avec nous contre les discriminations à l'emploi

La discrimination à l'emploi pour les personnes vivant avec le VIH ou avec une autre maladie chronique et épisodique n'est pas facile à démontrer.  Afin d'en connaître davantage sur le sujet, vous êtes invités, si vous vivez avec le VIH ou une autre maladie chronique et épisodique, à collaborer à une collecte d'information afin de notamment : 

  • cerner la réalité des discriminations à l'emploi;
  • mettre en place des actions de plaidoyer pour améliorer l’accès et le maintien en emploi des personnes vivant avec une incapacité épisodique.

Pour être partie prenante de ce projet, nous vous invitons à répondre à ce sondage sur les discriminations à l'emploi en ligne.  Cela ne vous prendra qu'une dizaine de minutes.  Une dizaine de minutes qui pourront faire une différence pour l’accès et le maintien en emploi des personnes vivant avec le VIH ou une autre maladie chronique et épisodique.  Vous avez jusqu'au 15 juin 2015 pour y répondre. 

This survey on workplace discriminations is also available in English. 


1er avril 2015 – L’Indiana recule : pas de légalisation de l’homophobie sous des prétentions religieuses?

Il semble que la réaction publique – outrée! – à la législation permettant la discrimination légale des personnes homosexuelles sous le couvert du respect de la liberté religieuse commence à porter ses fruits. Le gouverneur de l’Indiana, Mike Pence, a déclaré hier lors d’une conférence de presse que «cette loi ne crée pas de permis de refuser de servir des couples gais et lesbiens». Ceux et celles qui connaissent le fonctionnement des républicains fondamentalistes américains demeurent toutefois inquiets et attendent avant de confirmer un véritable changement d’orientation dans cet état, le but but visé par cette nouvelle législation étant justement de protéger de la loi une discrimination systémique.


1er avril 2015 – Traiter tôt ou pas pour le bien des personnes? Les dernières études ne convergent pas

Depuis les dernières années, une des principales justifications offertes par le corps médical pour initier un traitement antirétroviral dès le diagnostic de séropositivité repose sur la thèse suivante : traiter le plus rapidement possible protège la personne des risques d’inflammation, plus spécifiquement au niveau de l’appareil digestif. Les études ont effectivement prouvé que l’inflammation intestinale reliée au VIH est source de nombreuses complications de santé. Ceci dit, les études se contredisent dans le domaine préventif et certaines affirment qu’un traitement précoce ne garantit absolument en rien une protection des inflammations (en anglais). La prudence est de mise... La seule chose que l’on puisse présentement affirmer concernant les traitements précoces est la suivante : une charge virale rapidement contenue diminue dramatiquement les risques de transmission. Pour le reste, nous demeurons dans l’expectative.


31 mars 2015 – Un éditorial contre la bigoterie anti-homosexuelle en Indiana dans le New-York Times

Les nouvelles dispositions légales en Indiana visant à « protéger les convictions religieuses » de celles et ceux qui détestent les homosexuel-le-s continuent à susciter des réactions indignées un peu partout dans le monde. L'éditorialiste du New York Times (en anglais) décrit la posture intenable des autorités de l’Indiana : « On ne peut absolument pas se servir de la religion pour justifier une quelconque discrimination dans la sphère publique. Par le passé, la discrimination raciale a également été justifiée à partir de croyances religieuses; il demeure aujourd’hui totalement illégal de refuser le service aux clients en raison de leur race. Un tel comportement ne peut pas être toléré non plus lorsqu’il vise l'orientation sexuelle. » Bref, personne ne peut se cacher derrière un discours religieux pour justifier sa bigoterie.


30 mars 2015 - Sondage sur les effets du VIH sur les capacités cognitives et mentales

Préoccupé(e) par votre mémoire, humeur, et fonctionnement dans la vie quotidienne? Le groupe de recherche « Pour un Cerveau en Santé » vous propose un bref sondage. Le sondage prendra 10 à 15 minutes à compléter et il ne demandera ni ne gardera aucune information sur votre identité. Pour mieux comprendre le projet, veuillez consulter la mise à jour qui résume la phase I et présente la phase II du questionnaire.


30 mars 2015 – Stérilisation forcée de femmes séropositives enceintes en Afrique du Sud?

La nouvelle est tombée la semaine dernière : des organismes de défense des droits des femmes auraient documenté plusieurs dizaines de cas où des femmes jeunes noires, pauvres et atteintes du VIH/sida, auraient été stérilisées au moment de leur accouchement par césarienne. Cette stérilisation aurait été effectuée sans leur consentement ou tout simplement imposée, sous la justification qu’il s’agissait de la meilleure solution pour elles et leurs enfants déjà nés. Le gouvernement dément vigoureusement l’existence d’une telle pratique, mais plusieurs militantes et militants dans le domaine du VIH et du droit des femmes n’ont pas l’intention de garder le silence sur la question posée aux autorités du pays.


30 mars 2015 – En Indiana (États-Unis), on mélange liberté de culte et homophobie systémique

Bien à l’abri des médias et des organisations de défense des droits humains, le gouverneur de l'Indiana (Mike Pence, potentiel candidat aux présidentielles de 2016) a promulgué une loi sur la liberté de religion permettant à des personnes de pouvoir justifier leur active homophobie en s’appuyant sur le principe de la liberté de religion. Pour une portion militante de fondamentalistes évangélistes, catholiques et juifs, il doit être possible de discriminer ouvertement les personnes homosexuelles parce que leur existence même semble être un affront à ce qui leur sert de foi. Il est également bon de savoir que l’État fait activement la promotion de l’abstinence comme thématique unique en éducation sexuelle dans les écoles et que l’Indiana abrite de très nombreux négationnistes du VIH/sida (article en anglais). Les élus de l’Indiana ont un urgent besoin d’apprendre la différence entre liberté de culte et haine. En attendant, cet état fait l’unanimité en terme de répulsion auprès de l’opinion publique non-conservatrice.


 

26 mars 2015 - Portrait des ITSS au Québec en 2013 et indicateurs de dépistage

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié le portrait 2013 des ITSS au Québec. On y remarque qu'il y a des raisons de s'inquiéter autant que des raisons de se réjouir.  Toujours sur le sujet des ITSS, une mise à jour des indications du dépistage a aussi été publiée par l'INSPQ.


23 mars 2015 – Logement social au Québec : de l’urgence d’agir

En prévision du budget provincial, les organismes œuvrant dans le domaine de l’itinérance et du logement social interpellent le ministre des Finances afin que le programme Accès-Logis survive. En effet, dans le contexte où le ministère de la Santé et des Services sociaux semble avoir «concédé» à Ottawa le fonctionnement des projets en itinérance, la remise en question du programme d’accessibilité au logement social serait innaceptable. Concernant le programme fédéral, la journaliste Miriam Fahmy campe très bien les enjeux reliés au dossier : «En imposant ses conditions, Ottawa retire aux groupes communautaires leur capacité à déterminer les besoins sur leur territoire et à fournir les services en conséquence. Pour s’attaquer à une problématique aussi complexe que l’itinérance, il est illogique d’imposer une solution mur à mur.»


19 mars 2015 – La campagne de prévention «pas propre» de la santé publique de la ville d’Ottawa

Les responsables d’une nouvelle campagne de prévention et d’incitation au dépistage dans la capitale canadienne ont très rapidement fait l’unanimité : une approche discriminante qualifiant de «non-clean» les personnes vivant avec le VIH et sous-entendant qu’elles mentent souvent concernant leur statut sérologique : «Was he lying when he said he was clean ?» (Me mentait-il lorsque qu’il m’a dit qu‘il était propre?).

 

 

 

Les autorités ont rapidement retiré les messages en question du site internet de la campagne, mais on peut se demander qu’est-ce qui a bien pu leur passer par la tête pour lancer ce genre d’attaque, digne des mouvements de panique des années ‘90… S’il y a un constat unanimement reconnu au niveau international, c’est bien que la stigmatisation nuit systématiquement aux efforts de prévention. Il serait temps que les spécialistes en question apprennent que c’est le sida qu’il faut exclure, pas les séropositifs.


19 mars 2015 – Non, l’entente fédérale / provinciale sur l’itinérance (SPLI) n’a pas été négociée en collaboration avec les organismes communautaires

Un important message du la part du Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec : «Vous trouverez ci-joint le communiqué de presse émis ce matin par Le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec revenant sur les propos de la ministre Charlebois. Tant en entrevue à la Presse canadienne ce week-end qu’à l’Assemblée nationale mardi et mercredi, celle-ci a affirmé que le virage vers le Housing first de l’affectation obligée des fonds fédéraux de lutte à l’itinérance vers le Housing first était le fruit de choix des régions. Rien n’est plus faux !». On peut lire dans le communiqué : «Ainsi, le gouvernement du Québec, en acceptant les balises et les pourcentages imposés par le fédéral, a mis les différentes régions du Québec face à une situation intenable: celle de devoir abandonner des projets essentiels pour les personnes à risque ou en situation d'itinérance afin de soutenir des "projets novateurs" de Logement d'abord qui ne permettent en rien de prévenir l'itinérance et laisseront sur le bord de la route la majorité des personnes qui ont pourtant besoin de soutien.» L’entente en question est consultable en ligne.


19 mars 2015 – En Belgique, on demande la reconnaissance du dépistage communautaire. Et au Québec?

Un des outils prioritaires dans la lutte contre le VIH et le sida est le dépistage; une offre adaptée aux besoins des personnes les plus concernées est essentielle, et celle-ci doit pouvoir être multiple. En France, déjà, les organismes communautaires ont la possibilité de faire du dépistage à l’extérieur des institutions médicales et hospitalières et le font sans avoir recours à du personnel infirmier. En Belgique, après un projet pilote qui semble avoir très bien fonctionné, on présente les mêmes attentes. Au Québec, il nous reste encore beaucoup de travail à faire; la résistance des ordres professionnels étant connue de tous et toutes, nous devrons fort probablement documenter rigoureusement les différents projets en cours afin de convaincre les autorités de la nécessité du dépistage communautaire étendu à l'ensemble du Québec. Un projet à programmer pour l’automne? Probablement!


17 mars 2015 – En Haïti, une caravane pour sensibiliser sur les risques d’infections au VIH/sida chez les femmes

La Caravane d’éducation et de services de santé (CARESS) s’est donné pour mission la sensibilisation et la mobilisation communautaire autour des problématiques de l’autonomisation, du VIH/SIDA et des violences faites aux femmes. En ayant recours à l’éducation populaire via et les arts et la culture (théâtre, danse, chant), les responsables veulent rejoindre les femmes afin de les habiliter dans différents domaines, dont celui de la prévention de l’infection au VIH, l’accès au travail, et la participation citoyenne. Un projet à suivre de près.


17 mars 2015 –À St-Roch, les commerçants s’opposent toujours aux sites d’injection supervisée

Après que les instances de santé publique de la capitale aient publié un rapport en faveur de la mise en place de sites d’injection supervisée, les commerçants s’opposent toujours à une telle implantation, potentiellement trop proche à leur goût de leurs établissements. Pour la porte-parole de la Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch, Catherine Raymond, «Il y a moyen de faire quelque chose pour ces gens-là sans en venir à des solutions drastiques qui peuvent avoir des conséquences importantes pour le milieu. Je ne comprends pas pourquoi c'est encore à l'ordre du jour d'avoir un centre». Autrement dit, prendre les moyens pour rejoindre efficacement les personnes utilisatrices de drogue injectable, c’est «drastique». Mais les membres de la SDC pourront se consoler; il semble que la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, soit encore cette fois de leur côté.


17 mars 2015 – Encore des coupures à la sécurité du revenu. Oui, encore…

Il semble que le gouvernement québécois n’a pas fini d’en découdre avec les personnes bénéficiant de la sécurité du revenu. Hier, encore une fois, les membres du Collectif pour un Québec sans pauvreté et le Front commun des personnes assistées sociales du Québec ont demandé que le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, abandonne le projet de modification du règlement sur l’aide aux personnes et aux familles. Il est particulièrement dérangeant d’assister à un nouveau chapitre de cette sempiternelle «chasse aux profiteurs» lorsque tout le monde devrait prendre conscience de la très grande précarité qui est le lot d’une partie considérable de la population québécoise. Mais selon le ministre, il est important que les travailleurs et travailleuses à faible revenu «sachent que les personnes assistées sociales ne reçoivent pas plus d’argent qu’elles». Une forme de solidarité imposée, basée sur le nivellement par le bas. Édifiant…


17 mars 2015 - Le Mémo de la Table

Voici la nouvelle édition du Mémo de la Table réalisé par la TRPOCB.  Il y est question, entre autres, des enjeux du milieu communautaire dans le contexte d'austérité imposé par notre gouvernement provincial.


16 mars 2015 – Financement pour contrer l’itinérance : Harper : 1 – Bon sens : 0

Le gouvernement fédéral aura finalement réussi à convaincre Québec dans l'application de la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI), alors que nous avions ici l’habitude de favoriser des approches multiples et des solutions adaptées aux différentes réalités. Ainsi, c’est l’approche du gouvernement Harper qui aura été retenue, le «logement d'abord» visant à financer l'installation «d'itinérants chroniques et épisodiques» dans du logement locatif privé, avec du support communautaire. Pour Pierre Gaudreau, coordonnateur du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), il s’agit d’un dangereux recul : «Il y a beaucoup d'interventions qui sont menées dans le cadre d'une approche globale qui vont être victimes d'un arrêt de soutien au premier août: des refuges, du travail de rue, tout ce qui n'entre pas dans l'approche de logement d'abord.» Il semble que – plusieurs l’affirment volontiers dans notre mouvement – les représentant-e-s du MSSS aient bien mal défendu le dossier. Avec une telle non-reconnaissance de l’expertise du mouvement d’action communautaire autonome en l’itinérance, il semble que le bon sens ne prévaut pas toujours.


16 mars 2015 – Est-ce que l’Église de Rome s’engagera dans la lutte contre le VIH et le sida de manière efficace?

Le responsable du «British Columbia Centre for Excellence in HIV/AIDS», le Dr. Julio Montaner, a récemment effectué une visite auprès du pape François premier afin de le convaincre d’engager l’Église catholique dans la lutte contre le VIH et le sida en s’inscrivant dans une campagne mondiale d’accès aux traitements auprès des populations les plus pauvres et marginalisées de la planète. La détermination proverbiale du Dr. Montaner aurait porté fruit auprès de l’Évêque de Rome, ce dernier semblant vouloir engager l’Église Catholique dans un secteur qui lui était jusqu’à maintenant étranger, soit l’accessibilité aux antirétroviraux. Il faut avouer que l’Église de Rome nous a habitué depuis les trente dernières années à un ensemble disparate de paradoxes et d’anachronismes. Sur le terrain, communautés religieuses et croyant-e-s ont été aux premières loges de l’engagement militant pour les personnes vivant avec le VIH et le sida et plusieurs le sont encore aujourd’hui, en terme de financement d’initiatives communautaires alternatives comme d’engagements personnels sans compromission; d’un autre côté, les autorités ecclésiales ont tenu des discours totalement moyenâgeux basés sur une morale stigmatisante et ont également propagé des thèses pseudoscientifiques complètement farfelues. Bref, il nous reste à voir jusqu’où cette bonne volonté ira concrètement; nous demeurons ouverts à la nouveauté, ce qui pour cette institution serait presque… un miracle!


13 mars 2015 – La préoccupation du Dr. Mark Wainberg : santé publique et liberté d’expression

Un de nos chercheurs favoris (et nous en avons plusieurs!) dans le domaine du VIH/sida à Montréal, le Dr. Mark Wainberg, a publié un texte d’opinion dans le «Montreal Gazette» (en anglais) -au sujet de la nouvelle tendance abstentionniste concernant la vaccination infantile. Il y pose une question hautement complexe : que fait-on lorsqu’un discours public entre directement en conflit avec la science et les prérogatives de la santé publique? Il rappelle l’impact négatif du discours négationniste dans le domaine du VIH, où l’on nie le lien entre le virus de l’immunodéficience humaine et le sida. Ce discours a été adopté par de trop nombreuses personnes et a même favorisé une transmission exponentielle du VIH dans certaines contrées. Les questions soulevées sont très complexes : doit-on intervenir lorsque des positions nuisent aux enjeux de la santé publique? Faut-il interdire la publication de «faussetés scientifiques» auprès du grand public, lorsque celles-ci ont un impact sur la santé des populations? Le débat ne se règlera pas aujourd’hui et il faudra que spécialistes médicaux, expert-e-s scientifiques et politicien-ne-s s’y engagent sérieusement… avec un peu d’aide de la part de philosophes et d’éthicien-ne-s! Mais la question doit demeurer sur la table et nous faire réfléchir : a-t-on une culture scientifique minimalement enracinée dans notre société?


12 mars 2015 – L’abstinence comme seul moyen de prévenir le VIH? Un échec de 1,3 milliard

Le New-York Times résume assez bien ce que de nombreux militants et nombreuses militantes savaient déjà depuis longtemps : prôner l’abstinence comme unique moyen de prévenir la propagation du VIH est un échec complet. Même si l’on investit plus d’un milliard de dollars dans l’exercice. Dommage qu’il ait fallu tant de temps pour en arriver à une conclusion connue à l’avance; tant de choses auraient pu être faites autrement et avec un potentiel de réussite tellement plus élevé. Souhaitons que nous apprenions quelque chose de ce constat.


12 mars 2015 – La prophylaxie préexposition : pas uniquement un «dossier gai»

Les nouvelles concernant l’impact positif de l’utilisation de la prophylaxie préexposition (PPrE) continuent à se suivre et à être encourageantes. Un peu partout sur la planète, les communautés gaies se mobilisent afin que la PPrE soit disponible et fasse partie de la boîte à outils des moyens pour prévenir les infections au VIH. Ce que peu de personnes savent, c’est que cette approche peut également être grandement utile pour les couples hétérosexuels séro-différents qui désirent avoir des enfants. Dans un article (en anglais) sur le site de la «Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation (EGPAF)», on peut lire l’impact de cette nouvelle approche qui peut tout changer dans la vie de certains couples. Il est de plus en plus clair que la prophylaxie préexposition deviendra un outil extrêmement pertinent pour de nombreuses personnes dans les années qui viennent; il faut s’y préparer.


12 mars 2015 – La prévention, ça coûte combien?

Alors que Québec coupe un peu partout et que même la Santé publique se voit amputée de 35% de son budget usuel, une étude américaine (en anglais) propose la quantification d’une infection au VIH, prouvant par le fait même que la prévention – en plus d’être une approche qui favorise une meilleure qualité de vie – est rentable à court, moyen et long terme. Aux États-Unis, on calcule que le «coût médical» d’une personne séropositive se situe entre 229,800$US et 338,400$US, alors qu’une personne séronégative entraîne des dépenses médicales de l’ordre de 96,700$US dans le courant de sa vie. Évidemment, il faut tenir compte des spécificités du système médical de nos voisins, mais le principe demeure le même pour n’importe quelle nation : il y a un prix à payer en terme de frais de santé lorsque l’on ne s’investit pas collectivement dans la prévention. Et dans cette équation, on ne compte pas les coûts humains et psychologiques, les pertes au niveau des revenus de travail et de nombreux autres impacts. Bref, la question est finalement «Avons-nous les moyens de NE PAS investir en prévention?». Poser la question, c'est y répondre…


12 mars 2015 – REMAIDES Québec est à la recherche de rédacteurs et d’artistes pour ses prochains numéros !

Trimestriel francophone d’information pour les personnes vivant avec le VIH, le magazine REMAIDES est une coproduction internationale entre la France, la Suisse et le Québec. Depuis sa création en 2008, REMAIDES Québec est également un espace de parole, d’échange et de création pour les personnes vivant avec le VIH. Afin d’enrichir le contenu de notre magazine, nous recherchons des rédacteurs ou des artistes intéressés à collaborer avec nous trois fois par année. Vous aimez peindre, dessiner ou écrire des poèmes? Vous êtes passionné par l’actualité du VIH/sida et avez une belle plume? Voici une belle occasion à ne pas manquer!

Pour plus d’information ou pour nous soumettre vos créations : remaides@cocqsida.com


11 mars 2015 – Des fondations progressistes du Québec sonnent l’alarme

Plusieurs fondations québécoises, dont certaines sont reconnues pour leur implication sociale progressiste (la Fondation Béati, la Fondation Berthiaume-Du-Tremblay, la Fondation des YMCA du Québec, la Fondation Dufresne et Gauthier, la Fondation Léa-Roback, la Fondation Lucie et André Chagnon, la fondation de la famille J.W. McConnell, la Fondation Solstice et la Fondation Y des femmes de Montréal), ont d’un commun accord lancé hier un cri d’alarme concernant les orientation libérale dans son projet d’austérité, récemment rebaptisé «rigueur budgétaire». Les responsables insistent : «Nous sommes préoccupés en particulier par leur effet sur les inégalités sociales, un phénomène en hausse à l’échelle mondiale et qui suscite des appels à la vigilance de la part des organisations économiques les plus crédibles et, de plus en plus, de la part de leaders politiques reconnus. (…)Lorsque les inégalités augmentent, un fossé se creuse entre les citoyens. Comme les maillons d’une chaîne qui se distendent puis se rompent, les liens entre les membres de la société se brisent. C’est l’ensemble de la collectivité qui en souffre. Les problèmes sociaux s’aggravent et la pression s’accentue sur les services publics et communautaires dont le coût augmente. Tous les citoyens en sortent perdants.». Espérons que cette mise en garde fera réfléchir nos dirigeant-e-s avant qu’il ne soit trop tard.


10 mars 2015 – Coupures chez les pharmaciens et pharmaciennes en milieu hospitalier

Une nouvelle coupure de l’ordre de 50 millions de dollars dans le domaine de la santé a été annoncée récemment par le gouvernement Couillard et elle touche de plein fouet les pharmaciennes et pharmaciens œuvrant dans les établissements de santé. Il s’agit de professionnel-le-s qui travaillent le plus souvent du temps directement pour les patient-e-s, s’assurant de la justesse des médications prescrites et de leur éventuelle adaptation, suivent le corps médical dans les plans de soins, s’assurent de la disponibilité des traitements, etc. Les personnes vivant avec le VIH qui fréquentent les centres hospitaliers universitaires connaissent bien la fonction et savent mieux que quiconque l’importance de leur présence et implication en ce qui concerne leurs traitements. Toutes les personnes traitées pour des maladies graves (cancer et autres) risquent donc d’être touchées directement ou indirectement par ces nouvelles restrictions; encore une fois, à Québec, lorsque l’on coupe au nom de l’austérité, on ne le fait pas à moitié.