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Camp Positif 2016 à St-Mathieu-du-Parc : les inscriptions sont ouvertes ! - See more at: http://pvsq.org/2016/05/camp-positif-2016-a-st-mathieu-du-parc-les-inscriptions-sont-ouvertes/#sthash.17qZBK1Y.dpuf
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6 juillet – La COCQ-SIDA recherche des participants pour des focus groups
La COCQ-SIDA est à la recherche de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et de représentants du grand public pour mener des groupes de discussion (focus groups) autour d’un message clé pour mobiliser la population et les instances gouvernementales afin de mettre fin à l’épidémie du sida et du VIH.

Quoi : groupes de discussion de 6 à 10 personnes, d'une durée de 1h à 1h30.

- Groupe de discussion Partenaires (affiche pdf)
   .Quand : le mercredi 17 août à 10h
   . Où : par visioconférence

- Groupe de discussion Grand public (affiche pdf)
     . Quand : le mercredi 24 août à 10h
     . Où : UQAM

 - Groupe de discussion Personnes vivant avec le VIH (affiche pdf)
     . Quand : le mercredi 24 août à 14h
     . Où : UQAM

Une compensation financière est prévue.

Vous souhaitez participer à l’un de ces groupes de discussion ou vous pensez qu’une personne de votre entourage pourrait l’être, contactez Yolaine Maudet par courriel yolaine.maudet@cocqsida.com ou par téléphone 514 844 2477 poste 29.


27 juillet – Nouveau Remaides, été 2016
Un nouveau numéro du Remaides vient de paraître ! Dans notre cahier Québec, retrouvez :
- un dossier spécial sur le traitement de comblement
- un dossier sur une santé sexuelle épanouie et en santé
- des actus médicales, des témoignages….
Télécharger le Remaides été 2016

 

 

 


27 juillet – Sondage sur les priorités de recherche communautaire VIH/sida – Vague 2
La vague 1 de notre grande consultation 2016 sur les priorités de recherche communautaire VIH/sida est maintenant terminée. En préparation du grand événement de septembre, aidez-nous à raffiner les priorités énoncées en participant à la vague 2 (sondage de 5-10 minutes) en cliquant ici.
Lire le résumé de la vague 1 | Lire le court rapport de la vague 1
 


27 juillet – Compte rendu de l’université hors les murs (Acfas)
C’est lors du 84ème congrès de l’Acfas qui se déroulait en mai dernier, que la COCQ-SIDA a organisé une conférence intitulée « Des expériences panaméricaines de recherches et d’actions communautaires dans le domaine du VIH/sida » en collaboration avec Coalition Plus. Retrouvez un « vu et entendu » dans le cadre de ce colloque.

 
 
 

 


27 juillet – Résultats de l’étude PARTNER
ZÉRO, c’est le chiffre à retenir, issu de l’étude PARTNER sur les risques de transmission du VIH entre les hommes gais sérodifférents lorsque le partenaire séropositif a une charge virale indétectable et que le condom n’est pas utilisé. Après que plus de 1100 couples est fait l’amour 58 000 fois depuis 2010, on ne compte aucune transmission du VIH. Pour en savoir plus.


27 juillet – Un cache-cache fructueux avec le VIH
Nicolas Chomont, chercheur au Centre hospitalier de l'Université de Montréal et l’un des chercheurs à avoir découvert des « cachettes » du VIH dans le corps ! En effet, comme l’explique cet article de La Presse, le VIH se cache si bien dans certaines cellules du corps, qu’il est impossible de le trouver pour l’éliminer. Avoir la possibilité de savoir où il se cache est donc un véritable défi et une grosse avancée !


27 juillet - Retour sur la 21ème conférence internationale sur le sida

La 21e conférence internationale sur le sida a eu lieu du 18 au 23 juillet à Durban en Afrique du Sud.  Comme à l'habitude, la COCQ-SIDA vous présente quelques faits saillants.  Cette couverture n'a pas la prétention d'être complète, loin de là.  Du moins, elle couvre certains sujets d'intérêt et d'importance pour le milieu de lutte contre le VIH québécois.  

Vendredi 22 juillet | Diversifier l’offre de dépistage

Je termine cette série de brève en direct de Durban avec un résumé d’une séance sur la diversification de l’offre de dépistage afin d’augmenter le nombre de dépistages au sein des populations les plus à risque d’une infection au VIH. Le premier conférencier a présenté les données d’une recherche auprès d’hommes gais vivant à Bombay en Inde; recherche qui tentait d’identifier le type de message web qui a le plus de chance d’amener cette population à se faire dépister. Deux messages différents ont été utilisés : 1) un message positif sur l’importance de préserver sa santé et 2) un message axé sur le risque élevé d’infection dans xyz contexte. Les résultats ont démontré que les deux messages ont eu un impact semblable sur les populations rejointes. Le message positif a amené 112 hommes sur 122 à se faire dépister et le message axé sur le risque a entraîné 108 dépistages sur 122 possibilités. Cependant, les hommes qui se font peu dépister ont été plus nombreux à le faire à la réception du message axé sur le risque, et ce, dans une proportion de 23% par rapport à 7% pour ceux ayant reçu le message positif. La deuxième présentation visait à comparer l’utilisation de l’autotest de dépistage versus le dépistage clinique par des hommes gais australiens. Les résultats ont démontré qu’au cours d’une année, les hommes se sont fait dépister en milieu clinique autant de fois que ceux ayant utilisé l’autotest à la maison. Cependant, le nombre total d’hommes dépistés a augmenté avec la diversification de l’offre et l’autotest a permis de diagnostiquer 4 cas de séropositivité sur un groupe de 178 personnes. Quant à la dernière conférencière, elle a démontré l’importance du dépistage communautaire pour rejoindre, informer, diagnostiquer et traiter le cas échéant toutes personnes issues de populations rurales de l’Afrique du Sud.
 

Jeudi 21 juillet Il y a de ces journées…

Jeudi, une autre journée qui s’annonce intéressante. Plusieurs sujets d’intérêt sont au rendez-vous, entre autres : intervention dans les prisons, prévention et soins auprès des personnes trans et établissement de liens entre les milieux militantismes et les médias. Sans compter ma propre présentation des sites Dans mon sac et Prêt pour l’action au Pavillon du Canada. Cette présentation s’est très bien déroulée. Elle a soulevé de nombreuses questions et suscité l’intérêt de la dizaine de personnes présentes; certaines se disant intéressées de faire connaître ces sites à travers le Canada. Sommes toute, une journée qui commence bien me suis-je dit. Cependant, ce sentiment a fait place à une grande frustration du fait que les séances ciblées n’ont pas porté leurs fruits. Le temps de répondre aux dernières questions à la suite de ma présentation et le délai dû aux mesures de sécurité ont fait en sorte que j’ai manqué les présentations de la séance sur l’intervention en milieu carcéral. La séance sur le militantisme et les médias a été annulée et celle sur les personnes trans se déroulait dans une salle beaucoup trop grande pour le nombre de personnes présentes faisant en sorte qu’il était fort difficile, dû l’écho, de bien entendre les propos des panélistes. J’ai aussi manqué l’élocution d’Elton John qui, du fait de son âge, a remis le flambeau de son travail au prince Harry; moment fort de la conférence selon certains participants. J’ai donc fini cette journée sans aucune information d’intérêt à transmettre et, je dois le dire, j’en suis ressorti quelque peu frustré. C’est aussi ça, participer à des conférences!
 

Mercredi 20 juillet | PrEP, encore plus de résultats probants

Les études sur la PrEP actuellement en cours continuent à fournir des données démontrant l’efficacité de cet outil de prévention. L’une des séances sur le sujet a permis de prendre connaissance des données de l’étude française sur la PrEP sur demande ainsi que des données sur l’étude HPTN 073 et PARTNERS. La PrEP sur demande consiste, selon le protocole de recherche, à prendre 2 comprimés de Truvada, 2 heures à 24 heures avant une relation sexuelle, un comprimé 24 heures plus tard et un autre comprimé 48 heures après la première prise. Pour un épisode de relations sexuelles, la prise est de 2 comprimés 2 heures à 24 heures avec la période d’activité, 1 comprimé chaque jour durant la période active et 2 comprimés après la dernière relation sexuelle. Les résultats de cette recherche ont démontré que la PrEP sur demande est efficace et sécuritaire, qu’elle n’est pas source d’un relâchement des comportements (augmentation du nombre de partenaires et des comportements à risque) et que la faible utilisation du condom n’a pas diminué l’efficacité de la PrEP. L’Étude américaine HPTN 073 a démontré le même niveau d’efficacité de la PrEP en continu au sein de populations gaies afro-américaines. Elle s’est déroulée dans trois villes américaines soient Washington DC, Los Angeles et Chapel Hill en Caroline du Nord et a recruté 226 hommes gais afro-américains. Cette étude a aussi démontré que la mobilisation des communautés concernées est des plus importante pour la réussite du projet et aussi et surtout qu’elles sont prêtes à s’investir pour le mieux-être de leur population. Quant à l’étude PARTNERS, sur une période de 24 mois, au sein des 1014 couples sérodifférents, la personne séronégative a été mise sur la PrEP pour une période de 6 à 12 mois; période correspondant à la durée de la suppression de la charge virale chez la personne séropositive. Après 24 mois, il n’y a eu que 4 séroconversions; séroconversions dues à une mauvaise utilisation de la PrEP. Indéniablement, la PrEP constitue un outil de prévention à privilégier et comme il a été dit, il est temps de faire pression sur Gilead pour qu’elle diminue le coût du traitement pour nous permettre d’avoir un rapport coût-efficacité intéressant pour toutes les populations à risque d’une infection au VIH et non pas juste pour celles qui sont à très haut risque.

Le militantisme partout présent.

Les conférences internationales sur le sida ne seraient pas ce qu’elles sont sans les multiples actes de militantisme et les manifestations.  Liz vous a fait part de ce moment où des militants du monde entier, avec Liz au premier rang, ont demandé l’abolition pure et simple de la criminalisation du VIH. 

 

Un moment fort qui s’est déroulé devant des milliers de personnes.  S’ajoute à cela la manifestation devant le kiosque de Gilead et durant l’une des séances sur la PrEP accusant Gilead d’être responsable de nombreux décès à travers le monde du fait du coût élevé du Truvada et de sa non-accessibilité dans plusieurs pays. 

 

Tous les jours, des travailleuses du sexe et leurs sympathisants déambulent à travers le centre des congrès et perturbent des séances, parapluie à la main, criant haut et fort leurs revendications. Évidemment, on peut se demander si ces moments ont un impact vu qu’ils se déroulent dans un lieu déjà converti.  Il est en effet difficile de mesurer les retombées de telles actions.  Cependant, lorsqu’une manifestation se déroule devant un ministre venu vendre les réalisations de son pays et qu’il se fait dire qu’il n’en fait pas assez, cela est quelque peu dérangeant.  Pensons juste au propos d’Edwin Cameron rapporté par Liz qui a qualifié le Canada d’être l’un des pires pays dans le dossier de la criminalisation battant à plate couture de nombreux pays africains.  Espérons que notre ministre de la Santé était présente à ce moment. 

Mardi 19 juillet | Lutte inefficace sans considération des populations clefs

Les journées débutent très tôt. Dès 8h45, on est déjà alerte, prêt à écouter les conférenciers de la plénière du matin. Le sujet de cette plénière est : où en sommes-nous aujourd’hui? La première conférencière, Steffanie Strathdee, médecin américain commence par présenter des données épidémiologiques à l’échelle mondiale et territoriale. On compte aujourd’hui plus de 36 millions de personnes vivant avec le VIH à travers le monde dont 17 millions sont en traitement. Le nombre de décès liés au sida a diminué de 43% depuis 2003. Cependant, le nombre de nouvelles infections se situe à un niveau encore trop élevé soit près de 2 millions d’infections juste pour l’année 2014. Le nombre de nouvelles infections (41%) et de décès associés au sida (34%) ont chuté drastiquement en Afrique subsaharienne depuis 2000. Durant la même période, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, seuls 17% des personnes vivant avec le VIH ont commencé un traitement. Tandis qu’en Europe de l’Est et en Asie centrale, ce nombre s’élève à 20%. Pour l’ensemble de ces régions, les hommes gais, les HARSAH, les travailleuses du sexe, les personnes utilisatrices de drogues par injection et les femmes sont sur représentés. Ce pour quoi, Steffanie Strathdee et les autres panélistes démontrent l’importance de considérer ces populations, de travailler spécifiquement au déploiement de stratégies les visant tout en les impliquant dans les processus pour s’assurer une réponse adéquate et efficace. Pour l’ensemble de ces conférenciers, il est clair que Silence = mort.

Edwin Cameron et la lutte contre la stigmatisation

Ce matin, la session d'ouverture de la conférence « where are we now? » se clôturait par le discours de cet homme exceptionnel: Edwin Cameron. Edwin Cameron est juge, membre de la Cour Constitutionnelle d'Afrique du Sud. Il a révélé son statut sérologique de façon publique en 1998 après le lynchage d'une femme, à Durban qui avait dévoilé sa séropositivité. Edwin Cameron a fait un discours fort et courageux dénonçant les discriminations et les atteintes aux droits de la personne à l'encontre des personnes vivant avec le VIH, des travailleuses du sexe, des utilisateurs de drogues, des hommes gais et des personnes trans. Edwin Cameron a pointé du doigt la responsabilité de l'institution judiciaire, citant plus particulièrement dans son discours la Cour suprême du Canada et son arrêt Mabior...  À la fin de son intervention, de nombreux activistes ont envahi la scène, à son invitation, pour dénoncer la criminalisation du VIH.

Brève rédigée par Liz Lacharpagne

Technologies numériques, multimédias et communication à grande échelle

L’importance des nouvelles technologies numériques comme outils utiles à la lutte contre l’épidémie du VIH n’est plus à démontrer. Une séance sur le sujet a permis de découvrir des projets intéressants de communication à grande échelle. Il a été question, entre autres, du développement d’applications mobiles à travers une activité de création appelée « Hackaton » où des jeunes de la population ciblée par l’outil ont eu 24 heures pour développer une application qui répondrait le mieux à leurs besoins de recherche d’information sur la sexualité et la prévention. Un conférencier américain a démontré, à travers un projet de création d’une application qui vise à sensibiliser les jeunes afro-américains à passer régulièrement un test de dépistage, l’importance de l’interactivité en incluant soit des avatars ou des moyens d’émulation afin de satisfaire l’intérêt de ce public cible. Il a été aussi question d’une télésérie dramatique sud-africaine, Intersexions, qui a connu une très grande popularité et qui, selon les données de groupes de consultation, a été le précurseur de nombreuses discussions au sein de couples, entre partenaires ou entre parents et adolescent sur la sexualité, la relation et la prévention. L’une des présentations visait particulièrement les hommes bisexuels et leurs recherches de partenaires sexuels à travers les applications Grindr, Squirt et Craiglist. Les données de cette étude canadienne ont démontré que les hommes bisexuels ont utilisé davantage le condom lors de leur dernière relation anale avec un homme que les hommes gais et HARSAH. Cependant, les hommes bisexuels consommant de drogues ont tendance à moins utiliser le condom que les hommes bisexuels qui ne consomment pas.

Épidémiologie et actions

Est-ce que l’épidémiologie peut mener à l’action : qui, ou, quand ? C’était le titre d’une des séances tenues le 19 juillet dans laquelle ont participé six conférenciers venus des différents coins du globe. Les données épidémiologiques sont souvent utilisées dans le développement de politiques publiques, mais la collecte, l’analyse et l’interprétation de ce type de données présentent souvent des défis importants. Comment rejoindre des populations cachées ? Quelles méthodes devons-nous privilégier ? Comment les priorités mondiales, comme l’objectif 90-90-90, peuvent-elles influencer la façon d’utiliser les données épidémiologiques ? Ce sont les questions sur lesquelles se sont penchés les conférenciers. En effet, les objectifs 90-90-90 devraient nous questionner quant aux difficultés de rejoindre les populations qui ne se sont jamais fait dépister et sur le défi de les maintenir dans le système de soins alors qu’elles sont souvent réfractaires à utiliser des services. Il est pertinent de se questionner sur les raisons sous-jacentes au non-recours au dépistage et sur celles qui empêchent certaines populations à utiliser les services de santé. En ce sens, le recours à des stratégies de mapping pour les rejoindre et le développement de service de dépistage communautaire peuvent être une option à privilégier. Ainsi, autant les gouvernements que les universités et les organismes communautaires doivent travailler de concert pour identifier les populations les plus difficiles à rejoindre, pour les offrir les services dont elles ont besoin et pour s’assurer un continuum de soins.

Brève rédigée par Jorge Flores Aranda

Lundi 18 juillet | Une journée dans la vie d’un conférencier

Première journée officielle de cette 21e conférence internationale sur le sida. Une bonne partie de ma journée a été consacrée à la logistique communicationnelle : connexion au réseau wifi, obtention des autorisations pour l’utilisation de mon téléphone, etc. J’ai eu aussi la chance de pouvoir échanger avec des déléguéEs du monde entier : une Mexicaine qui œuvre à la sensibilisation des travailleuses du sexe et des hommes gais et des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH) vivant aux frontières mexico-américaine et entre le Mexique, le Guatémala et le Bélize, une chercheure indienne qui travaille à la mise en place de projets d’intervention permettant de rejoindre les hommes gais et les HARSAH de New Delhi et une doctorante sud-africaine dont les travaux de la COCQ-SIDA sur les droits de la personne et le VIH ont été une source de référence pour sa thèse de doctorat. Comme quoi les travaux de la COCQ-SIDA résonnent à travers le monde. La journée s’est terminée avec la cérémonie d’ouverture, moment important de ce grand rassemblement; sujet abordé dans la brève suivante.
 

Charlize Theron, la passion à l’état brut

Un moment charnière de toute conférence internationale sur le sida est la cérémonie d’ouverture; haut lieu de visibilité pour toutes personnalités à la recherche de crédits sociaux. Cependant, il y a des années où les grands noms sont aussi synonymes de grand investissement à la cause. Nommons entre autres la grande Élizabeth Taylor et, pour cette 21e conférence, Charlize Theron, fondatrice d’Africa Outreach Project ; fondation qui œuvre à l’éducation des jeunes africains afin de les préserver d’une infection au VIH. Son élocution a été des plus éloquentes. Heureuse d’être parmi nous, elle s’est dite aussi très triste de devoir assister à cette 21e conférence surtout dans un contexte où « avec l’avancée de la recherche il est possible de mettre fin à l’épidémie ». Elle ne s’est pas gênée à critiquer les autorités du monde entier pour leur laxisme dans la lutte contre les iniquités ; iniquités qui forment les barrières freinant la lutte contre l’épidémie. Le genre, l’orientation sexuelle, le travail du sexe, la lutte contre les drogues, l’accès aux soins et aux traitements, le stigma, les discriminations, les iniquités qui ont été abordées par l’ensemble des personnalités internationales et nationales qui se sont adressées aux milliers de personnes présentes.

VIH, Afrique du Nord et Moyen-Orient.

Par curiosité et intérêt, j’ai assisté à une séance intitulée HIV in conservatives social settings où six conférenciers ont présenté des données et des faits sur l’épidémie du VIH en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et sur les moyens mis en place pour la contrer. La session a commencé par la présentation de quelques statistiques. L’Iran serait le pays de cette partie du monde où le nombre annuel de nouvelles infections annuel est le plus élevé (34%) suivi par le Soudan à 24% et la Somalie à 14%. Les populations les plus touchées sont respectivement les personnes utilisatrices de drogues par injection (28%) et les hommes gais et les HARSAH (12%). Une stratégie (Arab AIDS Strategy), incluant une série de mesures pour atteindre l’objectif 90-90-90, pour promouvoir les stratégies de préventions combinées auprès des populations clefs et pour lutter contre les iniquités de genre et les discriminations, a été créée et est présentement mise en oeuvre. Deux moments forts de cette séance ont été le discours d’un imam qui a reconnu le fait que les personnes vivant avec le VIH sont des victimes du virus et non des êtres punis par Dieu et qu’elles doivent être acceptées et surtout supportées. Aussi, le témoignage d’un jeune homme gai turc qui a relaté son histoire du moment où il a obtenu son diagnostic – période empreinte de rejet et de discrimination – jusqu’à aujourd’hui, période d’empowerment, de nouvelles amitiés et d’une nouvelle vie.

Dimanche 17 juillet | Sourires aux rendez-vous, objectif 90-90-90 loin de là

L’aventure en sol sud-africain commence par un accueil des plus chaleureux. Partout, de magnifiques sourires sont au rendez-vous : le chauffeur de taxi, la réceptionniste de l’hôtel, les bénévoles de cette 21e conférence internationale sur le sida. Tous, sans exception. Après les nombreux appels à la prudence, ces sourires sont réconfortants. En ce jour de préconférence, je me suis familiarisé avec les lieux. Le site de l’International Conference Center (ICC) est très grand et comprend de multiples accès sécurisés. Ne rentre pas qui veut sur ce site?! En déambulant, je suis tombé sur une session organisée par l’ONUSIDA : atelier où des conférenciers du monde entier ont présenté les résultats d’études sur l’atteinte de l’objectif 90-90-90. L’ensemble des présentations concernent des recherches qui se déroulent en sol africain : Malawi, Afrique du Sud, Kenya, Botswana. Ces projets ont rejoint des dizaines de milliers de personnes sur de très grands territoires. Le nombre de participants qui ont obtenu un diagnostic positif au VIH se situe dans les milliers et, en moyenne, c’est entre 40 et 50 % de ces individus qui ont commencé un traitement. La raison principale pour ce faible taux est l’accès inégal aux traitements. Devant ces résultats, les conférenciers sont unanimes : l’atteinte de l’objectif 90-90-90 ne sera pas une tâche facile. Un autre fait important ressortant de ces études est que les jeunes de moins de 24 ans et les hommes sont moins conscients du risque d’infection au VIH que les hommes de 24 ans et les femmes.  Pas de quoi sourire!


6 juillet - Êtes-vous batisseur de consensus?   
La Déclaration de consensus canadien sur les bienfaits de santé et de prévention associés au dépistage du VIH et aux médicaments antirétroviraux contre le VIH a été préparée par CATIE, CTAC et PositiveLite.com. Depuis 12 mois, ils ont ainsi pu consulter les leaders et organismes communautaires d’un bout à l’autre du Canada qui participent à la réponse au VIH. Il est maintenant possible de lire l’ébauche mais également de transmettre ses commentaires via un sondage en ligne.


6 juillet - Lancement du projet de recherche/santé-migrants sans assurance
Initié par Équité Santé, ce projet de recherche a pour objet l’amélioration de la santé et l’accès aux soins des migrants sans assurance médicale (MSAM) à Montréal. Par le biais d’affiches en français, anglais, espagnol, mandarin et farsi, l’équipe du projet est en phase de recrutement des participants. Des séances d’information sont actuellement en cours de développement pour pouvoir être organisées dans des organismes communautaires. En savoir plus.