Position sur les services d'injection supervisée

Ceci est le résumé de la version complète de la Position de la COCQ-SIDA sur les services d'injection supervisée.

Contexte

Depuis près de 10 ans, plusieurs initiatives pour la mise sur pied de services d’injection supervisée (SIS) ont vu le jour dans différents pays, dont Insite à Vancouver, afin de tester la pertinence de cette approche de réduction des risques et des méfaits auprès des personnes utilisatrices de drogues injectables. Dans la très grande majorité des cas, des projets pilotes et de nombreuses études ont démontré la très grande pertinence de tels services, permettant de rejoindre le plus adéquatement possible les personnes utilisatrices de drogues injectables, afin de leur offrir un environnement d’injection sécuritaire, ainsi que des soins de santé auxquels elles n’avaient pas accès, et de leur permettre de gérer différemment leur consommation.

Énoncé

La COCQ-SIDA et ses membres réclament que les SIS soient implantés au Québec dans les meilleurs délais, afin que les personnes utilisatrices de drogues injectables puissent accéder à des services qui leur sont le mieux adaptés. Cette implantation doit se faire dans les lieux fréquentés par la population concernée. Toutes les régions québécoises doivent être formellement consultées afin d’identifier de potentiels modèles de SIS correspondant spécifiquement à leurs réalités respectives. Également, il est, à notre avis, absolument nécessaire que les organismes communautaires et les personnes utilisatrices de drogues injectables contribuent activement au processus d’implantation, mais aussi au fonctionnement de ces structures.

Explication

La réalité des personnes utilisatrices de drogues injectables, au Québec, révèle une forte prévalence d’infections au VIH, à l’hépatite C (VHC) et de co-infection VIH et VHC. S’ajoutent de nombreux problèmes de santé, ainsi que les surdoses, qui augmentent d’autant les risques de décès chez ces personnes. De plus, ces dernières sont souvent isolées, exclues de la société et ont de la difficulté à accéder aux soins de santé existants. Les nombreuses études sur les SIS ont démontré que ces services permettent effectivement de rejoindre les plus marginalisées d’entre elles et de réduire les risques de surdoses et d’infections au VIH ou au VHC. Ils favorisent également un lien de confiance avec ces personnes, permettant ainsi de leur offrir le support dont elles ont besoin afin de réduire les risques et les méfaits de leur consommation, voire même d’arrêter de consommer.

La version résumée est disponible en format PDF.