Contre le sida et pour le développement: taxer la spéculation financière

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Montréal, le 22 juin 2011 - Aujourd’hui, dans le monde entier, des citoyens, des organismes communautaires, des associations se mobilisent pour exiger la taxation des transactions financières spéculatives. La COCQ-SIDA se joint à ce mouvement mondial et appelle le gouvernement canadien à réviser sa position quant à l’application d’une telle taxe.

La taxe sur les transactions financières (TTF) – appelée aussi taxe Robin des bois – est passée du statut d’idée radicale à celui de proposition réaliste considérée par le Fonds Mondial International (FMI), la Commission européenne, le G20 et un certain nombre de gouvernements nationaux. Pourtant, le gouvernement Harper reste sourd et continue de refuser tout geste solidaire dans la lutte contre la pauvreté et les changements climatiques. Mais nos efforts continuent pour amener les dirigeants à revoir leur position et les choses avancent, car l’opposition officielle, le NPD, a annoncé publiquement son soutien à une taxe Robin des bois.

Si la TTF s’affiche comme la bête noire des spéculateurs, elle est en même temps la meilleure réponse au financement du développement. Instaurer le prélèvement "Robin des bois" à hauteur de 0,05 % sur l'ensemble des transactions financières (actions, obligations et produits dérivés) pourrait rapporter, d’après les experts, entre 200 et 300 milliards de dollars par an au niveau mondial , soit suffisamment pour débarrasser le monde du sida, de la faim, de l'illettrisme, et régler les autres urgences sociales et environnementales de la planète, tout en régulant les spéculations sur les marchés financiers.

Une taxe sur les flux financiers génèrerait des milliards pour construire un monde plus juste !

La COCQ-SIDA invite chacun à agir, comme des dizaines de milliers de personnes partout dans le monde, pour que cette petite idée toute simple devienne une réalité : taxerobindesbois.ca