Novembre 2014

26 novembre 2014 - La COCQ-SIDA et ses organismes-membres lancent la campagne du 1er décembre

La COCQ-SIDA a le plaisir de vous convier au lancement de sa nouvelle campagne de sensibilisation «acquis/défis», réalisée en collaboration avec ses organismes-membres à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida. Cette année, nous avons choisi d’associer 6 bonnes nouvelles à 6 défis qu’il nous reste à relever pour lutter contre la discrimination.

Venez les découvrir lors de la conférence de presse de Montréal qui aura lieu ce mercredi 26 novembre à 10h15 au Centre St-Pierre, salle 304. À cette occasion, nous présenterons également les résultats d’une activité participative originale réalisée à Montréal et en région. Il faut souligner que ce lancement se fera à travers cinq conférences de presse : à Montréal, Québec, Sept-Îles, Gatineau et Trois-Rivières.


Le 17 novembre 2014 : Fermés pour cause d'austérité

Partout au Québec, le 17 novembre prochain, les organismes communautaires fermeront symboliquement leurs portes pour 225 minutes, et ce, afin de dénoncer le sous-financement chronique des organismes qui rejoignent deux millions de citoyennes et de citoyens. L’ensemble de ces organismes exigent du gouvernement du Québec un rehaussement de leur financement à leur mission de 225 millions de dollars.

La COCQ-SIDA participe à ce mouvement.

Par conséquent, toutes nos activités régulières prévues entre 13h et 17h le 17 novembre 2014 seront annulées et nos bureaux seront fermés. Nos activités reprendront dès 17h.

Nous invitons aux individus qui cherchent un soutien de composer le 8-1-1 pour chercher l’aide qu’ils auraient habituellement reçu de leur organisme communautaire.

Si vous souhaitez montrer votre soutien au mouvement communautaire, nous vous invitons à contacter le Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec au 418-266-7171 ou au 514-873-3700.

Vous pouvez également vous joindre à nous dans les actions qui se dérouleront dans toutes les régions. Pour en savoir plus, consulter le site Je soutiens le communautaire.

Nous comptons sur votre appui.


17 novembre 2014  -  Fermé, pour cause d'austérité...

Dans le Devoir de ce matiin: «Une minute de fermeture par million manquant : voilà la symbolique du geste que feront ce lundi des centaines d’organismes communautaires au Québec. En fermant leurs portes quelques heures, ils veulent dénoncer le « démantèlement des services publics » et l’effritement du filet social dont ils tiennent les cordages.»

Les mesures d'austérité continuent de faire des ravages. Hausses, compressions, tarifications, privatisations… l’austérité fait les manchettes tous les jours. Cela a des impacts très graves sur la population et affecte grandement les organismes communautaires autonomes du domaine de la santé et des services sociaux (OCASSS), souvent forcés de prendre le relais de services qui sont de la responsabilité de l’État ! La population, de plus en plus touchée par les mesures d’austérité, cogne aux portes des OCASSS. Or, à cause du manque de financement, les OCASSS sont forcés de travailler dans des conditions difficiles et ne peuvent répondre à tous les besoins.

La situation est inacceptable. La conjoncture nécessite d’utiliser de nouveaux moyens pour faire entendre nos revendications. Des moyens plus forts, plus marquants, plus dérangeants. Le 17 novembre prochain, les OCASSS seront mobilisés et participeront à des actions qui perturberont les décideurs durant 225 minutes. Déjà, nous savons que des centaines d'organismes fermeront leurs portes.

L'Équipe de la COCQ-SIDA convie l'ensemble de ses partenaires à la rejoindre à la grande manifestation du mouvement communautaire autonome, aujourd’hui à 13h à la Place Émilie-Gamelin à Montréal.


10 novembre 2014 - « La Santé publique menacée : les budgets seraient amputés de 30 %, compromettant la prévention » Le Devoir, 4 novembre 2014.

Il devient de plus en plus difficile de croire dans la formule favorite de l’actuel gouvernement québécois voulant « qu’aucune coupure ou rationalisation de touchera le citoyen, la citoyenne ». Les annonces de fin de services ou de compressions massives se suivent presque sur une base quotidienne. Celle concernant la Santé publique, annoncée la semaine dernière, ne peut pas, elle non plus, être suivie de la formule habituelle.

Parce qu’il est universellement connu et reconnu que désinvestir en prévention, c’est se préparer à d’impressionnantes – et incontournables – dépenses de rattrapage dans cinq ou dix ans, en mode urgence. Sans compter le coût humain d’un tel abandon; ce sont des personnes qui paieront de leur vie et de leur santé dans le cadre de cette entreprise. Reprenons les chiffres du Devoir : pour chaque dollar investi en prévention du VIH, le retour serait de 51$

Il est plus difficile d’être plus clair, non?


5 novembre 2014 - Le gouvernement Harper dans l’obligation de remettre en place le programme de soins de santé aux réfugiés… mais le fera cependant partiellement et temporairement.

Citoyenneté et Immigration Canada a été obligé de faire marche arrière et de cesser l’application des mesures apportées au programme fédéral de santé intérimaire (PFSI), initiées en 2012. En effet a conclu la cour fédérale, il s’agit «d’un traitement cruel et inusité» et qui va à l’encontre de la Charte Canadienne pour les personnes réfugiées concernées, et plus spécifiquement pour les jeunes enfants et les personnes vivant des problèmes de santé. Malheureusement, d’entrée de jeu, le gouvernement annonce que ce « rétablissement » est temporaire et que celui-ci ne concernera uniquement qu’un nombre restreint de personnes, ceci en attendant de pouvoir faire appel.

La COCQ-SIDA s’était prononcée publiquement contre cette mesure qu’elle jugeait hautement discriminatoire, dès les premières annonces de la réforme en 2010, s’inscrivant dans un vaste mouvement de contestation initié par plusieurs instances canadiennes de défense des droits humains.

Il s’agit d’une victoire amère, puisque le gouvernement Harper fera de son mieux pour réinstaurer les mêmes mesures dès qu’il en aura la possibilité, au risque de relancer de nouvelles poursuites devant les tribunaux.