Conférence de Vienne 2010

 


12 août - Supplément Vienne 2010: la lipodistrophie chez la femme

Poster WEPE 0686 – Women living with HIV/AIDS and the transformation process known as lipodystrophy : A qualitative study based in Montreal, Quebec

Parmi les réactions néfastes de la thérapie antirétrovirale, le syndrome de la lipodystrophie est une condition débilitante qui afflige les personnes vivant avec le VIH/sida et ce, tant sur le plan physique que psychosocial. Lors de la conférence internationale sur le SIDA à Vienne, Marilou Gagnon de l'Université d'Ottawa présentait les résultats de son projet de recherche doctoral qui avait pour but de décrire le processus de transformations corporelles auquel font face les femmes et d’explorer les répercussions psychosociales de cette condition qui se manifeste progressivement au cours du traitement.

Cliquez ici pour une synthèse de ses résultats de recherche.


22 juillet 2010 - Sylvain Beaudry en entrevue

 Suite à sa présentation, Sylvain Beaudry, intervenant à la Maison Plein Coeur a été interviewé par Fréquence VIH.


22 juillet 2010 - « J’ai un certain malaise.»

Le mercredi 21 juillet, Stephen Alexander de la Société canadienne du sida a accepté de partager ses impressions sur la XVIIIe conférence internationale sur le sida. À part l’annonce sur les microbicides, les nouveautés n’ont pas été légion à cette conférence stipule-t-il d’emblée. Il déplore, comme beaucoup d’autres, l’absence de présentations sur les hommes gais. «On devra faire encore plus de travail pour réintégrer cette population au sein de l’IAS.» dit-il. Un autre sujet inquiète Stephen : le traitement comme outil de prévention. Il a peur que l’on en vienne à mettre en place des moyens coercitifs obligeant les personnes vivant avec le VIH à être traitées. Il dit avoir soulevé la question lors d’une session, mais il précise qu’il n’y a eu aucune réaction. Le dernier point qu’il soulève est l’absence de personnes séropositives dans les sessions sur la prévention positive. Elles n’incluaient que des présentations faites par des représentants en santé publique qui ne voient la prévention positive uniquement comme un moyen d’éviter la transmission du VIH. Il revient également sur les dommages causés au kiosque du gouvernement canadien et précise : « Tel que l’a dit Monique [Monique Doolittle-Romas, directrice de la Société canadien du sida], malgré que nous reconnaissons les problématiques soulevés par les manifestants, nous sommes grandement déçus des actes commis. Manifester ne nécessite pas de détruire. »


22 juillet 2010 - L’intervention de première ligne améliore la santé des Canadiens séropositifs.

Le Centre d’excellence VIH/sida de la Colombie-Britannique demande aux gouvernements canadien et provinciaux d’augmenter l’intervention de première ligne afin d’améliorer la santé des personnes vivant avec le VIH et réduire ainsi diminuer les admissions aux urgences.

Le Centre a présenté à Vienne les résultats d’une étude qui démontre qu’une adhérence faible au traitement, que l’utilisation de drogues intraveineuses dans des conditions précaires voire dangereuses et que le fait de ne pas avoir un logement stable contribuent à une sur-utilisation des services d’urgence par les personnes vivant avec le VIH. Ce qui évidemment, entraine une surcharge de travail qui pourrait être évitée par l’ajout de services de première ligne adaptée. De l’intervention sociale en réduction des méfaits, du support pour une plus grand fidélité au traitement et de l’accès à des logements décents peuvent préserver la santé des personnes séropositives plus longtemps et ainsi diminuer les coûts pour le système de santé.


22 juillet 2010 - Michel Sidibé de l’ONUSIDA: interview

Une prise de conscience et une mobilisation mondiales : pour Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA, ces deux éléments pourraient transformer à jamais la lutte contre le VIH/sida. A l’heure où la crise financière menace l’accès aux traitements dans les pays pauvres, Michel Sidibé alerte sur la nécessité de replacer les droits humains au cœur du combat, et de faire en sorte que « les personnes sans voix » (travailleurs du sexe, détenus, gays, migrants…) aient accès aux soins et à la prévention, au même titre que les autres. Le directeur exécutif rappelle que, chaque année, 400 000 enfants séropositifs naissent sur le continent africain alors qu’une génération sans sida est possible. Son objectif : faire comprendre aux pays concernés que le renforcement des systèmes de santé et qu’une meilleure protection des femmes peuvent permettre d’éliminer la transmission mère-enfant d’ici 2015.


22 juillet 2010 - Financer la lutte contre le sida renforce les systèmes de santé.

La lutte contre le VIH et son financement, notamment au travers du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ont un impact sur le renforcement des systèmes de santé. Cela a notamment été démontré dans le cadre de programme décentralisé de prise en charge du VIH dans les pays du sud, comme au Cameroun. Le constat est fait que les Etats, d’autant plus dans le contexte actuel de crise économique, cherchent à optimiser le financement des activités ou des services. Rien de plus normal, sauf quand les attentes ou les objectifs fixés par ces mêmes états ne sont pas réalistes ! L’effet de la lutte contre le sida sur les système de santé doit continuer à être démontré, comme c’est le cas au Cameroun, afin de rendre compte objectivement de cet impact et plaider pour son financement. Ce financement doit intégrer aussi pour cela de nouveau mécanismes comme cela est proposé par la taxe Robin des Bois !


22 juillet 2010 - Réfugiés et requérants d’asile séropositifs : une violation des droits humains au quotidien

Malgré les récentes avancées dans la libre circulation des personnes séropositives dans le monde, avec notamment un assouplissement des lois d’entrée aux Etats-Unis et en Chine, il subsiste des situations de violation des droits majeures, en particulier pour les migrants réfugiés et requérants d’asile.  En effet, plus de 31 pays ont des lois qui renvoient sans autre forme de procès les migrants découverts séropositifs sur leur territoire, et ce dans des conditions déplorables. L’impact peut s’avérer dévastateur sur la santé des personnes : bien souvent, les tests sont pratiqués sans leur consentement, la révélation de la séropositivité est forcée, et les conséquences sont énormes sur leur carrière professionnelle et leur situation familiale. A titre d’exemple, en 20 ans, l’Egypte a procédé à plus de 700 renvois de migrants d’Afrique subsaharienne séropositifs.

Si la situation s’avère catastrophique dans ces pays très restrictifs, l’Europe de l’Ouest – sont cités en exemple : l’Autriche, le Royaume-Uni et la France - ne sont pas en reste : les requérants d’asile déboutés ou les sans-papiers peuvent se trouver dans des conditions terribles. Par rapport au VIH, le plus grand enjeu se situe dans l’accès au traitement au moment du renvoi ainsi que dans le pays de retour, où bien souvent la continuité n’est pas garantie, ainsi que dans les centres de détention administrative, qui assurent rarement des conditions optimales au niveau des soins.

Certaines réponses sont esquissées et portées par des associations internationales ou locales. Celles-ci vont d’un guide de bonnes pratiques à l’intention des centres de détention, en vue d’assurer l’accueil, la prise en charge et le transfert des personnes de manière optimale, au plaidoyer politique avec pour moteur la défense des droits humains.

Donc, une mobilisation des acteurs de la lutte contre le sida et de la santé, localement et internationalement, est plus que jamais nécessaire pour garantir aux personnes séropositives migrantes un suivi de leur traitement et des conditions de vie le plus optimales possibles, ici et là-bas, maintenant!


22 juillet 2010 - Traitement et prévention, le traitement 2.0, on en parle, mais guère plus !

Face à l’impasse dans laquelle se trouve la prévention du sida actuellement et dans sa logique traditionnelle, safer sex, préservatifs, circoncision, microbicide, vaccin, le traitement du VIH apparaît donc comme l’élément majeur de la réduction du risque de transmission, et ce depuis le milieu des années 90. A cette époque, l’introduction du traitement VIH coïncide avec la baisse des nouvelles infections. Le traitement en prévention est un thème majeur de la conférence avec la limite que son application ne semble pas si évidente. Pas d’expérimentation, pas de recherche, pas de programme de promotion. Notons juste la proposition du Pr Hirschel, de l’Hopital cantonal de Genève, de dépasser la simple étude des « modèles » qui précisent ce que pourrait être l’avenir pour évoluer vers une vraie recherche « test and treat ». Le besoin aujourd’hui est de vérifier si le potentiel du traitement peut s’appliquer dans une stratégie claire de baisse de la prévalence jusqu’à l’éradication de l’épidémie dans un groupe. Le « traitement en prévention » est applaudi mais le principe de « test and treat » semble encore boudé. Affaire à suivre, mais a priori dans les années à venir…


22 juillet 2010 - Les réservoirs du VIH: un enjeu majeur pour l'avenir

Les réservoirs du VIH, ces parties du corps où l'on retrouve d'importante quantité de VIH font l'objet d'intense recherche et selon les experts présenta à Vienne, ils constituent un enjeu majeur de la recherche scientifique.  Je vous invite à lire cet article sur le sujet.


22 juillet 2010 - Happening pour dénoncer la situation des sans abris face au VIH

Même dans le contexte assez tranquille de Vienne, il se passe toujours quelque chose à l'IAC ! Ce matin, des activistes se sont réunis devant le centre des médias. Leur intention : interpeller les médias et donc l'opinion publique, sur la situation des sans-abris face au VIH. Leur mode opératoire : habillés et maquillés, ils ont installé un camp de fortune dans le hall du centre médias. Dans le monde, plus de 800 millions de personnes sont sans abri ou vivent dans des conditions indignes. Un rapport présenté à la conférence et disponible ici : www.nationalaidshousing.org démontre les liens entre la situation des personnes mal logées, mal nourries , mal soignées et le risque VIH, ceci dans des pays comme l'Inde, les Philippines, le Cameroun mais également l'Australie et les Etats Unis.


21 juillet 2010 -  Journaliste à la conférence internationale sur le sida

Dans cette vidéo, Yannick Villedieu, journaliste à Radio-Canada, nous parle de ses années de couvertures de la Conférence internationale sur le sida.


21 juillet 2010 - Le principe GIPA

Stephen Alexander de la Société canadienne du sida a présenté l’outil à plusieurs modules sur le principe GIPA, développé par la Société canadienne du sida : Un pas en avant – une boîte à outils pour la participation accrue des personnes vivant avec le VIH.  Il a présenté entre autres la pyramide participative et précisé qu’il ne s’agit pas pour la personne vivant avec le VIH de devoir grimper au sommet, mais bien de naviguer à travers selon ses capacités et ses attentes.

Il a apporté une attention particulière aux modules 6 et 7 qui ont été créés afin que toute personne vivant avec le VIH puisse justement réfléchir au type d’implication qu’elle a goût de faire toujours en tenant compte des ses capacités et ses attentes (module 6 : Et moi, que puis-je faire?) et voire même à questionner si c’est juste du bénévolat qu’elle veut faire ou si un emploi temps plein, temps partiel pourrait encore mieux la satisfaire (module 7 : c’est tout?). Il y a une section sur la gouvernance dans le module 4, CA et gouvernance qui permet de connaître le fonctionnement des structures communautaires. L’ensemble des modules peut être utilisé par les organismes communautaires pour préparer des ateliers d’acquis de connaissance et de capacités pour toutes personnes séropositives voulant s’impliquer dans leur milieu. La Société canadienne du sida prévoit rendre disponible une version CD et DVD ainsi qu’une version en langage des signes – LSQ et ASL. De plus, il se peut que la Société développe un guide d’aide pour la mise en place d’ateliers.

Marianne Beaulieu, étudiante au doctorat en recherche participative à l’Université de Montréal a assisté à une session sur le principe GIPA. L’une des cinq présentations a retenu son attention. J. Rocha Cortez du Brésil a expliqué pourquoi au Brésil les personnes vivant avec le VIH sont fortement impliquées à tous les niveaux et ce même dans le domaine de la recherche et à tous les niveaux politiques concernés par la lutte au VIH/sida. À la fin des années 80, les Brésiliens vivant avec le VIH sont descendus dans la rue, masqués, demandant des traitements, du soutien, de la prévention. Les dirigeants les ont entendus et écoutés et c’est à partir de ce moment qu’ils ont commencé à travailler avec les autorités. Les Brésiliens séropositifs travaillent au niveau fédéral, étatique et municipal. Ils participent à la formation des professionnels qui auront à travailler dans le domaine du VIH/sida. «Rien sur nous sans nous» et «Avant on se cachait pour mourir et aujourd’hui on se montre pour vivre» sont deux propos cités par Madame Rocha Cortez.


21 juillet 2010 - Recherche communautaire

Le Réseau francophone de recherche communautaire a organisée une conférence-satellite.  Pas moins d’une quinzaine de personnes ont présenté leur point de vue sur ce sujet. Eleanor Maticka-Tyndale de l’Université de Windsor a, entre autres, précisé que si le Canada reconnaît l’importance de la recherche communautaire c’est suite à des années de lobbying.  Hugues Fisher de l’ANRS a quant à lui souligné le fait qu’il est difficile de faire de la recherche communautaire à cause, entre autres, de la nécessité des chercheurs de publier dans un contexte où les articles sur la recherche communautaire n’ont guère la cote dans les grandes revues scientifiques. Les invités d'un panel ont partagé leur expérience et les limites qu’elles ont rencontrées :

1. travailler avec un groupe communautaire que l’on pense est représentatif de la communauté;
2. la difficulté de faire valoir les données recueillies pour entrainer des changements de politiques;
3. l'objectivité des chercheurs peut être influencée par sa relation avec certains des sujets de recherche;
4. la complexe décision sur l’information pouvant être utilisée ou transférée;
5. la possibilité de reconnaître quelqu’un dans les petites communautés étudiées;

Malgré ces limites, l’ensemble des participants au panel ne remet pas la recherche communautaire en question.  Bien au contraire!


21 juillet 2010 - L’Afrique en Amérique

Dans les sessions d’affiche, une recherche effectuée par le Centre for Disease Control and Prevention (CDC) aux Etats-Unis a démontré que la prévalence du VIH dans les zones pauvres du territoire américain s’élève à 2,1%. On parle d’épidémie lorsque la prévalence est égale ou supérieure à 1%. Pour établir ce chiffre, le CDC s’est servi de la division du territoire en zones utilisée pour faire les recensements. Toutes les zones avec 20% de sa population ayant un revenu familial inférieur au seuil de pauvreté rentraient dans cette catégorie. La recherche a exclu les populations considérées à haut risque afin d’éviter d’avoir une épidémie généralisée à toutes les zones pauvres. Donc, seulement les populations hétérosexuelles ont été comptabilisées et malgré tout la prévalence dans ces zones équivaut à celle de pays africains.


21 juillet 2010 - Et les droits au Canada?

Quatre organismes communautaires canadiens – Réseau juridique canadien VIH/sida, CTAC, CAAN et Women’S Health in Women’s Hands - dénoncent la situation que vivent quotidiennement de nombreuses minorités canadiennes.  Les peuples des premières nations, les femmes, les utilisateurs de drogue, les prisonniers, les travailleuses du sexe et les gais, selon ces organisations, vivent des situations ou font face à des obstacles qui augmentent leur risque de s’infecter au VIH et les empêchent d’avoir accès aux soins et aux traitements qu’ils devraient être en mesure de s’attendre d’un pays tel que le Canada.  La pauvreté, le manque de logements sociaux, le peu d’initiatives en réduction des méfaits et des risques, l’absence d’éducation sexuelle et l’état actuel de la criminalisation s’ajoutent à la discrimination et la stigmatisation et accentuent ainsi leur vulnérabilité.  Par cette conférence de presse, ces représentants d'organismes veulent démontrer que les atteintes aux droits humains existent également dans les pays occidentaux, tel que le Canada.


21 juillet 2010 - Et le Fonds mondial?

Dans le cadre d'une conférence de presse, la PLUS, Coalition internationale sida a réuni Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, Jean-Paul Moatti, de l’ANRS France et Joanne Carter directrice de Results US afin de présenter les obstacles à un accès universel aux soins et aux traitements, les sources de financement probables pour atteindre cet objectif et le type de leadership à mettre en place pour arrêter l’épidémie. Le directeur du Fonds global précise qu’il faut sensibiliser les chefs d'état de ce monde afin qu’ils financent le fonds à la hauteur des attentes du Fonds, et ce, d’ici leurs rencontres prévues le 21 septembre et le 5 octobre. À cette dernière rencontre, les leaders annonceront les montants qu’ils alloueront au fonds. Les deux autres panélistes précisent que les besoins monétaires du fonds s’élèvent à plus de 20 milliards de dollars et que ce montant est assez conservateur, car les coûts des soins de santé sont en constante augmentation et que toutes personnes séropositives prises en charge entrainent impérativement une augmentation des coûts. Lors de la période de questions, je demande à Michel Kazatchkine, suite à sa rencontre en mai avec le premier ministre Stephen Harper, si le gouvernement canadien s’est engagé à contribuer au fonds et sa réponse a été: non!  Le Fonds demande au Canada près d’un milliard de dollars sur deux ans. 


20 juillet 2010 - Marcher pour les droits humains

Des milliers de personne ont marché pour les droits humains dans les rues de Vienne.  Tous unis pour une même cause : reconnaître les droits de toutes minorités dans tous les pays du monde.  Le tout s’est terminé avec un concert d’Annie Lennox impliquée dans la lutte contre le VIH/sida depuis sa rencontre avec Nelson Mandela en 2004. 

         

Je vous invite à lire cet article : Annie Lennox


20 juillet 2010 - Le rôle des droits humains dans la lutte au VIH/sida

J’ai assisté à une discussion sur le rôle des droits humains dans la lutte au VIH/sida entre deux panélistes, rapporteurs spéciaux à l’ONU, le directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne et le directeur du programme Santé et droits humains d’Human rights Watch. Ils ont affirmé qu’il est plus facile d’appliquer les droits humains lorsqu’ils sont intégrés dans des politiques et lorsque le développement de politiques a été fait d’une manière consensuelle avec la population et l’ensemble des structures concernées. Ils ont aussi soulevé le fait que les travailleurs de premières lignes – médecins, infirmières, travailleurs sociaux dans le cas des prisonniers ou des utilisateurs de drogue – peuvent contribuer à la mise en place de programmes respectant les droits humains. Il a été question du financement international de pays ne respectant pas les droits humains. Selon ces experts, afin d’éviter que les fonds soient perdus, il est possible de financer des organismes pouvant aider les personnes dont les droits sont atteints dans les pays limitrophes à celui ne respectant pas ces droits. Des experts d’organismes internationaux ont soulevé la question de la promotion des droits des minorités sexuelles, des travailleuses du sexe et une sur les atteintes aux droits humains dans les pays financeurs, tel les États-Unis ou le Canada. Ce dernier point n’a pas du tout été couvert par les panélistes. Tandis que la question sur les droits des minorités, les deux rapporteurs de l’ONU disent militer pour l’intégration de ces droits dans la grande structure onusienne, mais plusieurs pays s’y opposent. L’un deux à même dit que le terme «travailleuse du sexe» a été proscrit de l’enceinte onusienne… Pour finir les panélistes ont répondu à la question suivante : «Qu’est ce qui ne peut être fait et qu’est ce qui doit être fait pour le réaliser?» Toujours croire que c’est possible de le faire et persévérer a dit l’un des panélistes. Un autre : travailler que sur un seul sujet, collaborer et communiquer régulièrement toutes informations pertinentes à l’ensemble des interlocuteurs pouvant être concernés par ce sujet. Je suis sorti de cette session satisfait et récitant, comme un chapelet : focuser, collaborer, communiquer.


20 juillet 2010 -  Le Canada dit non à la Déclaration de Vienne

Le gouvernement canadien rejète la Déclaration de Vienne car elle ne s'intègre pas dans sa politique anti-drogue stipule Charlene Wiles de l'Agence de Santé publique du Canada.  Elle précise que «le Gouvernement du Canada croît que le meilleur moyen pour la Santé publique de faire face aux impacts de l'injection de drogues est d'en prévenir la consommation en premier lieu.  Les services pour arrêter de consommer des drogues sont essentiels pour ceux ayant développé une dépendance.»  Ces propos ont été critiqués par plusieurs spécialistes dont Julio Montaner, président de l'International AIDS Conference et du Centre d'excellence sur le VIH/sida de la Colombie Britannique en précisant que le gouvernement fait fi des données de recherches démontrant l'efficacité des approches de réduction des méfaits.  

20 juillet 2010 -   Il dit oui à la recherche sur les vaccins

Le même gouvernement financera la recherche sur les vaccins à 60 millions sur cinq ans.  Ce qui représente 12 millions par année.  Doit-on féliciter notre gouvernement?

20 juillet 2010 -  Une réponse insuffisante et déconnectée de la réalité!

Durant ce temps, Julio Montaner, du Centre d'excellence VIH/sida de la Colombie Britannique rapporte que la réponse du Canada est insuffisante, sans aucun lien avec le travail qui doit être fait pour éradiquer le VIH/sida.


20 juillet 2010 -  Le kiosque du gouvernement canadien saccagé

Mardi matin, le kiosque du gouvernement canadien a été saccagé par des activistes provenant d'organismes communautaires oeuvrant sur la scène nationale canadienne.  Leurs actes avaient pour but de dénoncer devant le monde entier les politiques conservatrices du gouvernement dont, entre autres, son désir de fermer le site d'injections supervisé Insite

 


20 juillet 2010- Déclaration de Vienne: Choisissez votre guerre contre la drogue.

Alors que le nombre de consommateurs de drogue par voie intraveineuse, estimé à quelques 15.9 millions d'individus à travers le monde, est en constante augmentation, la Déclaration de Vienne est un appel à la mobilisation générale de tous les acteurs de la lutte contre le sida afin que les politiques répressives des gouvernements en la matière soient réformées au bénéfice de politiques de santé efficaces, responsables et davantage basées sur les données scientifiques et épidémiologiques. Les coûts engagés dans la guerre internationale contre la drogue (100 milliards par an) sont en effet sans commune mesure avec les moyens alloués au dépistage et à la prise en charge médicale des consommateurs de drogue infectés ou affectés par le VIH/sida. Les études montrent que la criminalisation systématique de la toxicomanie ne contribue en rien à faire reculer l'épidémie, bien au contraire. En augmentant la vulnérabilité et la précarité de cette population, elles favorisent la propagation du VIH.?En Europe de l'Est et en Asie centrale, ce sont près de 70% des usagers de drogue qui seraient infectés et dans certains pays de cette région, 90 à 95% d'entre eux seraient porteurs de l'hépatite C. Quant à la méthadone, produit de substitution à l'héroïne permettant à la fois l'arrêt des injections et le sevrage des toxicomanes, elle est tout simplement prohibée par les autorités russes. En dépit des évidences scientifiques, la mauvaise volonté des gouvernements d'Europe de l'Est à mettre place les moyens de prévention et de prise en charge pour ce groupe de population conduisent à un véritable désastre en matière de santé publique. Depuis 2001 le nombre de nouvelles infections au VIH diagnostiquées dans cette région a augmenté de 66% alors qu'en Suisse la politique dite des "quatre piliers" a permis de juguler la flambée de l'épidémie chez les usagers de drogue par injection, faisant baisser de façon spectaculaire le nombre de nouvelles infections par ce mode de transmission.?


20 juillet 2010 - Hommes gais et hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes

Les hommes gais et les hommes ayant des relations avec d'autres hommes restent toujours le groupe le plus touchés pat le VIH et, je me permets d'affirmer, qu'il est sûrement l'un des groupes le plus fortement touché par l'absence de droits humains.  À cette conférence, ce groupe est l'objet de peu de présentations orales ou de plénières. Il est confiné et traité pratiquement qu'à travers des affiches ou des ateliers en petit groupe.    

Voici trois textes sur quelques unes des sessions sur l'homosexualité: gais à Vienne, criminalisation, droits humains


20 juillet 2010 -  Préservatif féminin

Durant ce temps au Village global, une petite marche pour le préservatif féminin.


20 juillet 2010 - Un gel microbicide enfin efficace?

Des experts présentent à Vienne, pour la première fois, les résultats très attendus d'un nouveau microbicide qui réduirait de près de 54% le risque de contamination lors de relations sexuelles sans préservatif. L'essai mené par le Centre sud-africain pour la recherche sur le sida de Durban a débuté en 2007 et a mesuré la capacité du gel, qui contient 1% de traitement antirétroviral (tenofovir), à empêcher la transmission du VIH. Jusqu'à présent, et ce depuis plus de 20 ans, les études sur les microbicides n'avaient jamais abouti. Certains d'entre eux augmentaient mêmes les risques de contamination.?? Si les résultats se confirmaient, ce microbicide offrirait aux femmes, plus encore que le préservatif femidom, un outil de prévention leur permettant de se protéger de façon autonome, sans avoir besoin du consentement de leur partenaire. La clé de l'efficacité du produit semble également résider dans son utilisation fréquente et adéquate.

Je vous invite à lire cet article pour plus d'information: Caprisa, c'est pas fini!


20 juillet 2010 -  La recherche avance, si, si !

Un article résumé de quelques présentations en recherche scientifique.  Avec celui-ci en supplément qui détaille la présentation sur le cas de cet homme qui a «déconverti» selon le propos de Franck Barbier, d'AIDES


19 juillet 2010 - Viennoiseries québécoises

En cette première journée, les québécois ont été fort présents sur les scènes de Vienne. Ils présentaient dans différentes sphères d’expertise dont les sciences fondamentales et sociales.

Maria Nengeh Mensah, professeur en sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal a présenté, en cinq minutes, quelques résultats du projet VIHsibilité. Elle a parlé du témoin et des différentes formes de témoignage utilisées ainsi que de la réception dudit témoignage par les publics-cilbes et de l’interprétation qu’ils en font.

       

Sylvain Beaudry, intervenant à la Maison Plein Cœur, a présenté le projet Entraide Positif qu’il gratifie de « leader dans le domaine ». Ce projet d’intervention à plusieurs volets s’adresse aux hommes gais séropositifs.


19 juillet 2010 - Criminalisation du VIH

Un article sur la rencontre satellite organisée par le Réseau canadien juridique VIH/sida.


19 Juillet 2010 - Et vous Monsieur Gates, qu'en pensez-vous de la taxe Robin?

La PLUS Coalition internationale sida a manifesté durant la présentation de Bill Gates réclamant l'instauration de la Taxe Robin des Bois sur les transactions internationales.  

Photo Mael, AIDES


19 juillet 2010 - Bill et Bill

Une plénière avec Bill Clinton et une conférence avec Bill Gates.  Leurs propos rapportés dans cet article.

       

Photo de Bill Gates: Youssef Shoufan 


19 juillet 2010 - ONUSIDA : oui à la taxe Robin !

C'est une prise de position, forte et claire, qu'a prise Michel Sidibé, le directeur de l'ONUSIDA, à l'occasion de la séance d'ouverture de la 18 conférence sida de Vienne. Lors de son intervention, le patron de l'ONUSIDA en a profité pour réclamer l'imposition d'une taxe "Robin" sur les transactions financières, afin de récolter de nouveaux fonds pour lutter contre la propagation du VIH. C'est ce qu'indique le quotidien autrichien "Der Standard" (19 juillet). Cette taxe, défendue depuis de longs mois par les associations de lutte contre le sida, permettrait de compenser le désengagement des Etats vis-à-vis du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. "Le financement des programmes de lutte antisida dans les pays pauvres a, en effet, reculé de 100 millions de dollars entre 2008 et 2009", note "Der Standard".


19 juillet 2010 - Le Fonds mondial à un point tournant

Ce matin, lors d’une conférence de presse, Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a présenté le bilan du deuxième cycle de financement qui se termine cette année. Bilan, selon ses dires, très positif et qu’il lui permet d’affirmer: « qu’un monde dans lequel plus personne ne meurt du paludisme et plus aucun bébé ne naît séropositif est désormais à notre portée…» Évidemment, il précise que les ressources qui seront allouées par les pays contributeurs, pour les années 2011 à 2013, détermineront la capacité du Fonds à atteindre cet objectif. Le Canada pour la période 2008-2010 a donné 849 millions. En cette période postrécession, quelle sera sa contribution pour cette troisième phase de financement?

Je vous invite à visionner cette entrevue de Michel Kazatchkine réalisée en juin 2010 par Fréquence VIH.


19 juillet 2010 - OMS : traiter plus tôt!

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié ses nouvelles directives pour lutter contre le VIH. Elles recommandent de commencer le traitement plus tôt, en utilisant des molécules moins toxiques. 


 19 juillet 2010 - Manif. quelles heures précédents la cérémonie d'ouverture

Dimanche, avant même la cérémonie d'ouverture, nous avons eu droit à une première manifestation réclamant que le Fonds mondial continuent à financer adéquatement la lutte contre le sida et que les travailleuses du sexe obtiennent les mêmes droits que tous. 

    


18 juillet 2010 - Et c'est parti.  

Les moments importants de la cérémonie d'ouverture décrites par Nicolas Charpentier et Sabrina Roduit du Groupe Sida Genève.


 13 juillet 2010 - «The war on drugs has failed.»

Trois anciens présidents d'Amérique Latine signent la Déclaration de Vienne.