Dépistage

Passer régulièrement un test de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) vous permettra de connaître votre statut, d’avoir accès aux traitements et de limiter les séquelles qu’une infection peut causer. Connaître son statut, que ce soit pour le VIH ou les autres ITSS, vous aidera à préserver votre état de santé et à adapter vos pratiques sexuelles.

Outre le VIH, il est aussi important de passer des test de dépistage pour les autres Iinfections transmissibles sexuellement (ITS). Ces infections se transmettent plus facilement que le VIH, et ce, parfois même si vous utilisez un condom. Sachez que souvent les personnes atteintes d'une ITS n'ont aucun symptôme et ne savent pas qu'elles en sont atteintes. De plus, les ITS augmente le risque de contracter ou de transmettre le VIH.

Si vous êtes séropositif, il est plus difficile de traiter une autre ITS. De plus, les ITS peuvent vous causer des problèmes de santé et affecter l'efficacité de votre traitement anti-VIH.

Où passer un test de dépistage?

Voici la liste complète des établissements de santé du Québec qui offrent le service de dépistage du VIH et autres ITSS. N'hésitez pas à la consulter pour trouver le site le plus près de chez vous: Services intégrés de dépistage et de prévention des ITSS.

À Montréal, il existe des cliniques spécialisées en ITSS, telles que la Clinique du Quartier-Latin ou la Clinique l’Actuel.  Il y a aussi à Montréal, le Projet SPOT pour les hommes gais et les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.

Pour savoir s'il y a dans votre région des professionnels de la santé ayant une expertise en ITSS, appelez l’organisme VIH de votre région.

À quelle fréquence?

Il est recommandé de passer des tests...

  • Au début d’une nouvelle relation,
  • Avant d'abandonner le condom dans vos relations avec votre partenaire,
  • Au moins une fois par année si vous avez plus d’un partenaire sexuel,
  • Si un ou une de vos partenaires vous avise qu’il est porteur d’une ITSS,
  • Deux à trois fois par année si vous avez plusieurs partenaires.

Anonyme ou non?

Au Québec, le test de dépistage du VIH est fait d'une manière dite non nominative. En d'autres termes, le prélèvement sanguin envoyé au laboratoire ne comporte aucune information nominative, mais bien un identifiant quelconque connu seulement de votre professionnel de la santé pour qu'il puisse rattacher le résultat de test à votre dossier afin de vous le transmettre.  

Il est aussi possible au Québec de passer un test anonyme pour le VIH.  Pour ce test, vous n'avez pas besoin de fournir votre nom et votre numéro d'assurance maladie.  Pour y avoir accès vous devez le demander, car il ne vous sera pas offert par votre professionnel de la santé.  Le test anonyme est offert exclusivement dans les services intégrés de dépistages et de prévention des ITSS (SIDEP) et il est gratuit. 

Quelle est la période fenêtre?

Il est important de noter qu'il y a une période pendant laquelle l'infection au VIH ne peut être déctectée, après l'exposition au risque d'infection. C'est la période fenêtre. Elle varie selon le test de quelques jours à 3 mois. Votre professionnel de la santé peut vous expliquer la différence entre les types de tests et vous indiquer la durée de la période fenêtre.

Votre professionnel de la santé : plus il en sait, mieux c’est...

Il est important d'être à l’aise avec le professionnel de la santé rencontré pour un test de dépistage. Ce niveau d’aise est nécessaire pour vous permettre de discuter franchement de vos pratiques sexuelles, car des prélèvements doivent généralement se faire à l’endroit où l’infection pourrait avoir eu lieu (anus, gorge, organes génitaux).

Vous avez une ITS, parlez-en

Ce n’est jamais facile de recevoir un diagnostic d’ITS, et encore moins de devoir le dire à ses partenaires sexuels. Mais les en informer est la meilleure chose à faire, pour leur éviter des complications et pour briser la chaîne de transmission. D'autant qu'on peut être porteur de l’infection sans avoir de symptôme. Même si le sujet n’est pas évident, il est recommandé d’en parler à vos partenaires ou de demander à un professionnel de la santé de vous aider à le faire. Avertir ses partenaires peut être gênant ou angoissant (surtout s’il s’agit d’infidélité), mais mettez-vous à leur place… ne voudriez-vous pas que l'on vous informe du risque d'infection? En étant avertis, ils pourront eux aussi être traités gratuitement et éviter des complications. De plus, l’infection ne sera pas transmise à quelqu’un d’autre et vous diminuerez pour vous même les risques d’être réinfecté par un partenaire non traité.

S'IL VOUS EST TROP DIFFICILE DE FAIRE L’ANNONCE EN PERSONNE, PLUSIEURS OPTIONS S’OFFRENT À VOUS

  • vous pouvez remettre un document d’information à votre partenaire et amorcer ainsi la discussion. Préparez-vous à la rencontre : cela permet de trouver les bons mots et d’avoir une plus grande confiance en soi.
  • vous pouvez aussi discuter avec un(e) bon(ne) ami(e) ou encore avec un professionnel de la santé pour décider de la meilleure manière d’aviser vos partenaires.
  • vous pouvez choisir de leur téléphoner, leur envoyer un courriel, un message texte ou, pourquoi pas, une lettre anonyme.
  • un professionnel de la santé pourra même vous soutenir dans cette démarche, et dans certains cas, il pourra informer lui-même vos partenaires, sans que votre nom ne soit cité.